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Diététique Chinoise

Alimentation et longévité ?

Diététique chinoise

La Médecine Traditionnelle Chinoise est si étroitement liée à la nourriture qu’elles sont inséparables.

En Chine, dans les temps anciens, et encore récemment, l’alimentation formait la base de la médecine préventive et était une cure permanente.

De bonnes habitudes alimentaires renforçaient l’organisme, lui permettant de lutter contre l’agression d’agents pathogènes et de guérir plus rapidement. La nourriture était considérée comme un médicament. Ce que découvre depuis peu l’Occident.

La diététique chinoise constitue une des cinq pratiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise ou MTC, les quatre autres étant l'acupuncture, la pharmacopée chinoise, le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi).

Selon les théories de la diététique chinoise, tous les aliments possèdent des propriétés entraînant une action sur le corps et, dans certains cas, susceptibles d'agir sur la maladie.

Ces théories reposent d'abord sur les grands principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise, comme le Qi, le Yin et le Yang, etc….(Pour une présentation sommaire de ces principes, voir l’onglet « Médecine Traditionnelle Chinoise »).

Une notion fondamentale de la MTC est la nécessité d'une harmonie de l'Energie (Qi) à l'intérieur du corps, ainsi qu'entre le corps et les éléments extérieurs, car une des définitions de la santé est la capacité de l'organisme à maintenir la dynamique nécessaire pour affronter les agressions.

Les grands principes

Les aliments sont classés suivant un système de catégories identique à celui servant à l’identification des substances médicinales :

Les quatre Energies : chaud, tiède, froid, frais ;

Les cinq Saveurs : acide, amer, doux, piquant, salé ;

Le Yin et le Yang ;

Les toniques et sédatifs, etc…

La vitalité d'un aliment

Elle dépend de sa fraîcheur, du mode de culture ou d'élevage et de son intégrité (sans processus de transformation comme le raffinage, le broyage, certains modes de cuisson, les radiations, etc.). Plus la vitalité d'un aliment est forte, plus elle nous est bénéfique.

La nature d'un aliment

Elle correspond, entre autres, à l'effet thermique et physiologique qu'il produit dans le corps, indépendamment de sa température au moment de l'absorption. C’est une des Quatre Energies: froid, frais, neutre, tiède, chaud.

On peut dire que les aliments de type tiède ou chaud ont pour effet d'augmenter l'activité métabolique et de fortifier l'énergie Yang tandis que les aliments de type frais ou froid ont la propriété de « refroidir la Chaleur », de ralentir les réactions de l'organisme et de soutenir l'énergie Yin.

Bien que possédant d'autres propriétés, les aliments de type neutre n'ont pas d'effet thermique et devraient composer une partie importante du repas, puisqu'ils nourrissent et renforcent l'organisme sans le déstabiliser.

Voici quelques exemples d'aliments en fonction de leur nature :

Froid : asperge, céleri, tomate, banane, crabe.

Frais : aubergine, blé, mangue, blanc d'oeuf, huître.

Neutre : arachide, chou, ananas, beurre, boudin.

Chaud : alcools forts, gingembre sec, piments.

Tiède : citrouille, oignon, riz, poulet.

La saveur d’un aliment

Chaque saveur (piquante, douce, amère, acide, salée) engendre une activité spécifique dans l'organisme. Chacune permet également de nourrir un des Organes et, à travers celui-ci, tout le système qui en dépend.

L'harmonie des saveurs est fondamentale à l'équilibre, car manquer d'une saveur induit la malnutrition de toute une catégorie de fonctions.

En contrepartie, l'excès d'une saveur se retourne contre l'énergie de l'Organe auquel elle est associée. On peut dire, par exemple, que l'alimentation occidentale souffre d'un excès de saveur douce à cause de la surabondance d'aliments sucrés (le sucré est de la saveur douce très concentrée).

Voici quelques exemples d'aliments en fonction de leur saveur :

Piquant : oignon, radis, huile de soja, coriandre.

Doux : boeuf, caille, carotte, tofu, réglisse.

Amer : foie de porc, laitue, rhubarbe, vinaigre.

Acide : fromage, tomate, cerise, raisin.

Salé : canard, crabe, sauce de soja, algues.

Les Chinois considèrent plusieurs autres facteurs influençant l'impact d'un aliment ou d'un repas :

La provenance de l'aliment : les végétaux ayant poussé dans le climat où nous vivons sont plus appropriés à notre constitution que ceux venus d'une autre région du monde.

Le mode de préparation : de façon générale, les aliments cuits sont préférables aux aliments crus

Le contexte : climat, saison, heure du repas.

Le cadre : ambiance du repas.

Applications pratiques

Des substances et préparations médicinales sont ajoutées et mélangées aux aliments, puisque les conseils alimentaires sont les mêmes que ceux de la pharmacopée.

Par exemple une consommation d’aliments « chauds » comme l’agneau, le gingembre, le piment, etc… peut entraîner l’apparition de symptômes de type « excès de chaleur », qui peuvent être évités par l’absorption de desserts « frais » comme orange, citron vert ou pastèque.

Demeurer en bonne santé ou intervenir sur des déséquilibres par le biais de l’alimentation est une réalité de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Consultez également

Les exercices énergétiques

Le massage (Tui Na)

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